éléments de correction capes blanc : temps (III)

Publié le par lexgram

L’extrait à analyser relève pour l’essentiel de l’énonciation de discours, ce qui

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n’est pas surprenant dans ce type de texte. Il se fonde sur le présent d’énonciation

 

par rapport auquel les autres temps doivent être examinés. Rappelons que le

 

système temporel de l’indicatif se fait en fonction du repère choisi par

 

l’énonciateur, soit (i) le repère coïncide avec le moment de la parole (moment

 

de l’énonciation) et il y a opposition passé/présent (d’énonciation)/futur, ce qui

 

est le cas ici, soit (ii) le repère ne coïncide pas avec le moment de la parole et

 

l’opposition se fonde sur l’antérieur/le simultané/le prospectif selon que le repère

 

est choisi dans le passé ou dans le futur.

 

Un 2e plan d’énonciation, déconnecté du 1er repère car parfaitement intemporel

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et débutant avec « Tout est dans un flux continuel » (l. 12) est le lieu de la maxime.

 

La maxime se caractérise par l’utilisation d’un présent de vérités générales, par la

 

présence de quantifieurs universels comme tout, rien, aucun (« tout » ; « rien » (l.

 

12)) des déterminants définis caractéristiques (« le passé » (l.15), « le cœur » (l.16),

 

le pronom on qui a valeur générique (hors extrait : « Aussi n’a-t-on guère ici-bas

 

que du plaisir qui passe ; »). En général, la présence du locuteur est masquée, ce

 

qui n’est pas sans poser problème dans l’analyse du passage « J’ai remarqué » (l.5)

 

à « suprême félicité » (l.12). On serait tenté de faire entrer l’ensemble des propos

 

au présent dans la maxime, or des indices d’énonciations comme des pronoms de la

 

1ière personne du singulier (« m’ » et « me » (l.7) ; « mon » (l. 10) marquent la

 

présence du narrateur. Il est possible de faire de ce passage un passage intermédiaire

 

entre l’énonciation discursive et la maxime. La transition opérée par « J’ai

 

remarqué » renvoie à un 3e plan d’énonciation, celui de la réflexion (méditation,

 

rêverie ?) caractérisée par la présence conjointe d’un présent de vérités générales

 

et de marques d’énonciation. 

 

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