éléments de correction capes blanc n° 1 : temps (II)

Publié le par lexgram

Benveniste partage le système temporel en deux séries de formes qui relèvent de

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deux plans d’énonciation complémentaires : l’énonciation historique et

 

l’énonciation de discours. (→ GMF, 1999 : 590 et s. ; XX-4.1.). « L’énonciation

 

historique, aujourd’hui réservée à la langue écrite, caractérise le récit des 

 

événements passés » (Benveniste, Problèmes de linguistique générale, t.1, 1966 :

 

238-239). Ce type d’énonciation se caractérise par ses temps (le passé simple,

 

l’imparfait, le plus-que-parfait, le conditionnel « temps périphrastique substitut du

 

futur » (id. : 239). Le futur, le passé composé et le présent sont exclus « à

 

l’exception –très rare- d’un présent intemporel tel que le présent de définition »

 

(ibid.)), ses personnes (la 3e personne), sa modalité (effacement des marques

 

d’énonciation ou modalités zéro : « personne ne parle ici ; les événements semblent se

 

raconter eux-mêmes (id. : 241). A l’inverse, l’énonciation de discours est une

 

énonciation « supposant un locuteur et un auditeur » (id. : 242) ; on la retrouve

 

dans « des discours oraux de toute nature […] [mais aussi dans] la masse des écrits

 

qui reproduisent des discours oraux ou qui en empruntent le tour et les fins :

 

correspondances, mémoire, théâtre, ouvrages didactiques, bref tous les genres où

 

quelqu’un s’adresse à quelqu’un » (ibid.). Elle se caractérise par l’emploi libre de

 

toutes les formes personnelles du verbe, l’emploi de tous les temps sauf le passé

 

simple (les trois temps du discours sont le présent, le futur et le passé composé),

 

par la présence de marques énonciatives d’un énonciateur (modalités).

 

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